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« Il était une fois un vieil homme… »

 

Un jour, alors qu’il était assis dans sa chaise berçante, sur la véranda de sa vieille et pauvre maison, son esprit vagabondait sur ses années passées; Sur les jours de sa jeunesse; Sur toutes les grandes choses qu’il devait accomplir dans sa vie.  Il se rappelait les buts qu’il s’était fixés et tous les plans pour y arriver.

Il se rappelait surtout de son plus grand rêve : Qu’un jour ses enfants et amis auraient de l’admiration pour tout ce qu’il aurait accompli.

Lentement il se leva de vieille chaise berçante et se dirigea avec un semblant de hâte dans la maison.  À l’intérieur, il y avait un vieil escalier abîmé menant au grenier.  Il s’agissait d’un effort suprême pour le vieil homme, mais il arriva à monter ces marches.  De ses mains usées, affaiblies par l’âge, il se cramponnait à la rampe tandis qu’il montait lentement, très lentement, un pas à la fois.  Après ce qui lui sembla une éternité, il atteignit le grenier.  Là, recouvert d’une épaisse couche de poussière et de fils d’araignée, il pouvait voir un vieux coffre rouillé, tout près d’une fenêtre.  Une fenêtre tellement couverte de poussière elle aussi, que très peu de lumière arrivait à pénétrer dans le grenier.  Avec prudence et difficultés, le vieil homme se fraya un chemin au travers de ce qui s’était accumulé tout au long des années et arriva finalement à rejoindre le coffre.  Les mains tremblantes, il en souleva le couvercle.  Des larmes commencèrent lentement à rouler sur son visage plissé tandis qu’il le cherchait.  Sous encore plus de poussière, il le souleva.  L’objet de ses recherches était une feuille, pliée avec attention.  Alors qu’elle avait été fraîche et blanche, elle était maintenant jaunie par l’âge; les coins étaient faibles et tordus; le pli était quasiment déchiré.

Lentement de ses mains tremblantes, le vieil homme déplia la feuille.  En haut de la page étaient clairement écrits les mots suivants : « L ‘Homme que je vais être. »  En dessous, il avait écrit tous les buts qu’il s’était fixés; tous les plans qu’il avait faits, en tant que jeune homme commençant sa vie.  Mais durant toutes les années qui avaient suivies, la lettre pliés était restée dans le vieux coffre, jamais retouchée et complètement oubliée.  À l’intérieur de ce coffre, le vieil homme avait enterré la fortune qu’il aurait pu avoir.  Comme il forçait ses yeux à regarder au travers la fenêtre, il se rappela comment il avait trouvé excuse après excuse.  Il avait toujours trouvé un moyen et une raison de remettre au lendemain ce qu’il pouvait faire le jour même.  Il avait toujours trouvé autre chose à faire.  Il n’avait jamais commencé.

Lentement, il relut la feuille.  Il savait que ces mots ne décrivaient pas l’homme qu’il devait devenir.  Il pleura en silence pour toutes les années perdues.  Parce qu’il réalisait maintenant que le temps, lorsque perdu, est la seule chose qui ne revient jamais.  Il réalisa soudainement que sa route du succès était déjà pavée par ses buts et ses plans… mais qu’elle n’avait jamais été suivie.  Essuyant ses larmes sur son vieux visage fatigué, il referma le coffre, gardant dans une main tremblante, la feuille pliée.  Avec difficultés, il chercha des allumettes dans ses poches.  Finalement, il les trouva.  Le vieil homme frotta lentement l’allumette sur le dessus rouillé du coffre.  Puis, désespéré, il mit le feu à un coin de la feuille.  Il la tint dans sa main jusqu’à ce qu’il fut certain que le feu la consumerait.  Puis il laissa tomber la feuille en flamme sur le dessus du coffre.  Elle fit un dernier éclat de lumière et ce fut terminé.  Tout ce qu’il restait, c’était des cendres; tournant du rouge vif au gris.  Il fixa les cendres.

Le vieil homme se remit debout et pendant un long, long moment, il continua de fixer les cendres.  Elles étaient le symbole de sa vie… gaspillées, futiles, mortes (parties en fumée).  Il savait que les cendres garderaient pour toujours son secret.

Ce secret qui ne serait jamais relu; le secret de l’homme qu’il aurait pu devenir.

Le temps s’enfuit.  Secondes, minutes, heures, jours, semaines, mois, années…

Si j’étais assis avec vous, je vous dirais la même chose que je vais vous dire maintenant;

« Le temps de commencer, c’est MAINTENANT! »

Le temps est l’élément le plus précieux de votre vie.  Mais le temps que vous perdez ne reviendra jamais.  Pourquoi ne pas vous discipliner à utiliser le temps perdu ?  N’est-ce pas le seul temps que vous aurez ?

Et vous ne pourrez plus jamais revivre ces minutes…

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